Se mobiliser, paie.

18-porcherie-cochons-Haute-Savoie-2012 

Victoire!

L'élevage dont je vous parlais dans le billet précédent a été fermé (faute de moyens financiers pour le mettre "aux normes")

La semaine passée, vous avez été très nombreux à écrire au préfet pour l'interpeller sur la vie des cochons de Seyssel, sur l'insalubrité de ces lieux, sur le manque de réactivité des services de l'État.
Ces jours-ci, vous avez été plus de 20 000 à signer la pétition "Stop à l'élevage de la honte en Haute-Savoie".
Hier, les services de la préfecture nous ont fait part d'une très bonne nouvelle : l'élevage de cochons cesse définitivement son activité.
Porte d'un élevage
Pour obtenir l'arrêt de l'activité de cet élévage, il a fallut enquêter, alerter les services de l'État, déposer une plainte, médiatiser les faits, solliciter le préfet, mobiliser les internautes.
Grâce à cette mobilisation massive, les services vétérinaires ont enfin pris la mesure de la situation et effectué des contrôles successifs obligeant l'éleveur à réaliser des travaux pour remédier à l'insalubrité de son élevage. Visiblement la tâche était trop importante et l'élevage ferme enfin définitivement ses portes !
Nous avons encore des dossiers en cours et il y a beaucoup d'élevages insalubres où des milliers d'animaux souffrent de leur détention. Nous avons besoin de vous à chaque étape. Vos dons sont essentiels pour aider les animaux, l'élevage de Seyssel en est la preuve.


PLUS D'INFO, ICI.

Je ne peux pas les abandonner...

Scandale dans une porcherie

Demandez au Préfet d'agir



Voici les images d'un élevage de Seyssel (Haute-Savoie) classé en situation de non-conformité majeure par les services vétérinaires en août 2012. Cette vidéo montre l'état de la porcherie après l'inspection, et toujours en activité.
Les conditions de vie des animaux sont déplorables : bâtiment obscur, délabré et sale ; animaux pataugeant dans leurs excréments, pris de toux et les yeux rougis par l'ammoniac ; asticots rampant au sol...
Malgré la gravité des faits, les autorités n'ont pas ordonné la fermeture de l'élevage. Comment se fait-il que cette exploitation ait pu continuer à élever des animaux étant donnée la situation ?
Les animaux, qui mènent déjà une existence misérable dans les élevages intensifs, n'ont trouvé aucun secours dans les contrôles des services de l’État.

Ce que nous avons fait

L214 et l'association Animal Cross ont porté plainte pour mauvais traitements envers des animaux contre l'élevage de cochons de Seyssel. Les médias régionaux se sont fait écho de notre action en justice.

Nous vous demandons d'agir

Pourriez-vous adresser dès maintenant un courrier au Préfet de Haute-Savoie pour demander la fermeture de cet élevage ? Merci pour votre soutien.
Partagez cette action : Je partage sur Facebook Je partage sur Google+ Je partage sur Twitter



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Je suis en larmes devant cela... j'ai mal que l'on puisse en toute conscience accepter de faire vivre des animaux dans ces conditions inhumaines et ma logique personnelle se demande comment on peut aussi les proposer à la consommation alors qu'ils sont très manifestement MALADES...





FLASH INFO (Billet permanent d'information)



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°  9/05/2013***

VEGGIE PRIDE INTERNATIONALE : 18 mai 2013, Genève (Suisse) 

Venez défiler à la Veggie Pride ! Des cars partent de Paris et de Lyon






LE PROGRAMME des réjouissances c'est ICI.

Vous trouverez dans le programme des liens fort intéressants, comme celui sur la VEGEPHOBIE(clic)  (si si ça existe, peut-être d'ailleurs que certains par ici en sont atteints? ^^)

Faute de moyens, je ne peux me rendre à la VEGGIE PRIDE cette année, mais l'année prochaine je vais faire en sorte d'être des leurs. Car au-delà de la cause animale, c'est un formidable mouvement de société visant à défendre une vie respectueuse du vivant dans son ensemble, qui est en train de se mettre en place petit à petit mais avec force et fermeté, et je trouve ça très réjouissant!

Pour ceux qui comme moi ne pourront s'y rendre, je conseille aussi le visionnage du film ALF (clic), réalisé par  Jérôme Lescure en hommage au FRONT DE LIBÉRATION DES ANIMAUX (clic) Tiens en voilà des militants excités, mais non-violents! ;)



Il est intéressant de noter que Jérôme Lescure a aussi réalisé un film documentaire du nom de ALINEA 3, dont le sujet (tabou s'il en est) est LA CORRIDA et que ce film a très courageusement été censuré car il relate une réalité atroce qui pourrait offusquer les afficionnados et grands défenseurs de la Corrida comme patrimoine culturel !



ALF, quelques mots du réalisateur :

Ce genre d'histoire n'a pas de frontières.

Elle peut tout aussi bien se dérouler en France, en Angleterre, aux Etats-Unis, en Italie…

La détresse et la souffrance animale (et plus particulièrement la détention d’animaux dans les laboratoires), sont systématiquement cachées, dissimulées, voire niées. Le but premier de ce film est de permettre à un public le plus large possible, quel que soit son âge, son milieu social, sa religion, ses a priori, d’être informé.

On m’a parfois demandé : “pourquoi ne pas faire un documentaire avec des images aussi percutantes et choquantes que le furent celles d’Alinéa 3 ?” (mon précédent film, contre la corrida). La réponse est évidente : une fiction a un impact différent parce qu’elle propose une identification aux personnages. Elle permet aussi de contourner certains obstacles car, malgré sa médiatisation, Alinéa 3 a été censuré et boycotté, aussi bien à la télévision que dans les festivals. En racontant une histoire, toutefois basée sur des faits réels et étoffée de quelques images d’archive, il est permis d’espérer toucher un autre public.

De plus, cette histoire met en scène des personnages issus de milieux sociaux différents. Certains de leurs codes apparaitront familiers aux uns ou aux autres, nous aidant peut-être à comprendre le cheminement qui les conduit vers un seul et même but : la libération animale.

Ce sont des personnes comme vous et moi, qui vivent avant tout d’amour, contre vents et marées, parfois submergés par des peurs auxquelles ils cherchent à échapper. Mais ils ont une capacité de rébellion contre un système corrompu autorisant l’exploitation des plus faibles. Toutes ces injustices les poussent à faire des choix aux conséquences cruciales pour leur vie. Mais tellement justifiables.

Le titre du film est simple et sans détours : A.L.F. ( Animal Liberation Front).

Certains ont voulu me dissuader d’utiliser ce titre, au motif qu’il pourrait classer le film sous l’étiquette “écoterroriste“.
À mon sens, c’est tout le contraire, car l’A.L.F. est bel et bien le sujet du film. Il faut appeler un chat un chat, n’est-ce pas ? Et un chien torturé dans un labo, un acte inacceptable…

De plus, la dimension “provocatrice” du titre peut à l’évidence être utile.

L’A.L.F. a presque toujours été décrite de façon négative, qualifiée de radicale et d’ultra violente, alors que la plupart de ses activistes sont des pacifistes avérés et ne font que délivrer de l’horreur quelques-uns des millions d’animaux suppliciés.

La fiction permet de jouer sur la sensibilité du spectateur, de le rendre toujours actif, afin qu'il puisse s'approprier le récit, l'interpréter et s’y retrouver.

La fiction seule permet de tenter de rétablir une vérité 
(lire la suite)

BANDE ANNONCE : un film BOULEVERSANT qui montre de l'intérieur le combat, les peurs et le courage de certains hommes! Pour avoir une vision de l'intérieur de l'activisme!




A.L.F. - BANDE ANNONCE par jeromelescure

Interview du réalisateur :





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°6/05/2013***

Hier soir sur M6, l'émission CAPITAL titrait : "Si vous saviez ce que vous mangez"
Pour ceux qui ne l'aurait pas vue et que ça intéresserait, plus d'info ICI, et à revoir sur M6 Replay.
Sinon, pour ceux qui veulent me suivre et-ou me retrouver, dans un autre style, c'est Là.


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Je te salue mon frère (billet de clôture)







Voilà. Je crois que j'ai fait le tour de la question.

 J'ai accompli mon travail de "militante" J'ai offert à qui le souhaite -à celui qui sur son chemin se pose des questions- quelques pistes de réflexion supplémentaires mais surtout des réponses. Par le biais des informations posées ici, récoltées par des personnes courageuses qui le plus souvent ont osé s'inscrire en faux, aller contre et agir.

AGIR face à une vérité intolérable qui, je le crois encore, nécessite d'être mise en lumière, portée à la connaissance du plus grand nombre pour qu'enfin EN SACHANT chacun puisse faire un choix éclairé, en toute conscience. C'est en cela que mon action était militante, non pas vouloir convaincre à tout prix, mais porter ces informations à la connaissance du plus grand nombre, mettre en lumière cette vérité honteuse que certains s'appliquent à dissimuler -à cacher derrière des murs épais- car elle sert leurs intérêts!

Cette vérité vous l'aurez compris, c'est la souffrance, la torture, la cruauté que NOUS faisons subir quotidiennement à des êtres sensibles, à des individus animaux que nous avons réduit en esclavage, parqués en masse, niant leurs besoins élémentaires et leur droit au bien-être pour servir nos besoins alimentaires illusoires, notre frénésie du toujours plus et plus vite, un désir arrogant d'abondance et de profusion... Notre alimentation a perdu de sa saveur morale (de celle qui nous ancrait à la terre-mère), de son symbolisme, de sa sacralité. Ingurgitée en déconnexion totale de la réalité de ses origines, de sa provenance, elle est devenue un acte banalisé, un dû (au mépris total d'autres Hommes qui meurent de faim) qui cache pourtant mal la souffrance spirituelle de notre société capitaliste!

L'Animal, cette création de la nature, cet INDIVIDU sensible, qui comme nous connait la peur, la souffrance, qui est comme nous doté d'une forme d'intelligence et de conscience. L'animal qui dans des temps anciens a permis que nous survivions, que nous évoluions (?), celui qui nous a accompagné, tenu compagnie dans les ères de solitude et de vide induits par l’immensité du monde inconnu. Celui qui nous a réchauffé, offert sa chair pour pallier à une nature sauvage car pas encore sous le joug de notre domestication. Cet Animal, celui qui encore aujourd'hui est un compagnon fidèle, malléable, consentant. Celui que nous n'écoutons plus, que nous ne voyons plus et qui pourtant porte les stigmates de notre humanité malade et pervertie.
Celui qui est en première ligne, au front de nos arrogantes colonisations et qui exprime par son corps souffrant et dégénéré toute la terrible ignominie et incurie orgueilleuse de ce que nous sommes devenus!  Oui, l'animal est plus que jamais notre miroir qui paie le lourd et douloureux tribu de sa chair et de sa liberté pou que s'exprimer malgré nous notre propre souffrance morale, notre déracinement.

Il faut comprendre que ce qu'il se passe actuellement (au-delà du "droit" ou non de consommer de la chair animale) c'est que nous sommes face au plus grand GÉNOCIDE que la terre ait porté! Ce sont des millions d'animaux qui sont chaque jours exploités jusqu'à l'os, maltraités, violés dans leur chair et leur droit, asservis et dénaturés jusqu'à l'impensable.
Plusieurs centaines de "races" ont été délibérément supprimées de la nature par la volonté consciente des sélections génétiques pour rentabiliser le corps de l'animal!
Nous avons fait de cet être vivant sensible une machine, un produit. Mais nous ne mangeons pas quelque chose mais quelqu'un!

Les élevages sont de véritables camps de concentration qui retiennent des êtres souffrants et malades, que l'on maintient en vie par force d'antibiotiques et de nourriture trafiquée pour engraisser vite sans se soucier que l'organisme puisse supporter cette cadence infernale (ce qui donne des animaux qui ne peuvent littéralement pas supporter leur poids, tenir sur leur pattes ) Les abattoirs sont de véritables machineries de la mort cadencée, morcelée, automatisée... et  qui emploient des hommes eux-même réduits petit à petit à l'état de machine à tuer, à dépecer,  à électrocuter, à éventrer, à ébouillanter, à peler, à conditionner sous vide cette mort industrialisée...Chacun a son poste, avec un temps imparti, une cadence à tenir, déconnecté du sens et du processus complet, de l'importance de la mise à mort (offrande) de l'Animal!

Ces lieux de "non droit" où l'on nous fait croire pourtant que des "contrôles" divers sont possibles alors même que la plupart du temps le vétérinaire en poste ne voit la bête qu'après sa mort et ne juge de sa bonne santé que sur son cadavre! Alors même que tout le personnel est tenu-sous menace implicite- au secret et que cet état oppressant d'être forcé au silence, de ne pouvoir exprimer son ressenti ou sa révolte sous peine d'être privé de son emploi, conduit certains employés à une souffrance morale intense, par un conflit destructeur entre leur conscience et leur soumission. Mais aussi,  développe ou favorise chez un grand nombre d'autres employés, un sadisme et une perversion insoutenables (qui trouvent dans ce lieux clos et secret toute sa possibilité d'expression)  et dont c'est, encore et au final, l'animal pourtant conduit à la mort qui en  fait les frais, dans une solitude et une terreur abominables!

NOUS SOMMES TOUS responsables!
Car cette horrible vérité s'est progressivement mise en place pour répondre à notre demande accrue de consommateur de "produit animal"!  Si beaucoup d'entre nous ont intégré cette autre vérité affreuse qui est celle de la pollution de la planète, de l'épuisement de la terre et des végétaux empoisonnés qu'elle expulse sous la contrainte de l'homme machine productive au but de profit, peu ont conscience de cette souffrance pourtant criante- au sens propre comme au figuré- de l'animal caché derrière le produit carné qu'il mange!
Encore pire, peu comprennent que pour fabriquer ce produit carné il faut plus encore abîmer et détruire la terre... ET les Hommes réduits en esclavage pour produire ce produit carné si vite avalé, porté aux nues, trop (et en surplus) banalement consommé !
Et il y a ceux qui se pensent à l'abri (grâce au BIO dérive, qui souvent vaux à peine mieux) ou déresponsabilisés parce qu'ils consomment une viande "heureuse" qui pourtant est conduite COMME LES AUTRES vers une mort sadique et "Taylorisée" Ceux là de fait ne se sentent pas concernés, mais je crois qu'ils ont tort, dans le sens où justement ils "devraient" approfondir leur cheminement et surtout "alerter" leurs semblables qui se fourvoient encore.

Alors voilà où j'en suis personnellement.
Après avoir fait ce chemin de conscience, en me documentant, en allant chercher des réponses à ce que intuitivement je pressentais. En allant plus loin de ce qui est communément admis ou montré - et je remercie encore les personnes qui ouvrent les portes, qui cassent les murs, qui s'infiltrent et bravent l'interdit pour récolter ces informations, cette vérité cachée- j'ai fait mon choix -celui qui s'imposait pour moi et pour le monde dont je fais partie, comme une évidence- en toute conscience, en toute connaissance. Avec l'accès à cette vérité : maintenant JE SAVAIS et il m'aurait été insupportable de ne rien faire ou d em'en tenir à mon petit nombril.

Ma sensibilité personnelle, naturelle, m'a portée même au-delà puisque j'ai étendu ce respect de la vie -cet amour- à tout ce qui implique de près ou de loin la souffrance du vivant et en particulier de l'animal (le faible). Ce n'est pas une lubie ou un acte intellectualisé, c'est un ressenti profond, un sentiment et non une émotion qui suppose une simple réaction. C'est un état d'être. Le cheminement a été intellectualisé, pensé, réfléchi, analysé  comparé etc. Mais le choix final est né d'une profonde cohérence morale et physique. Une évidence, une incarnation.

[Je suis convaincue de ne pas avoir fait preuve d'intolérance (argument standard qui m'a souvent été balancé sans autre forme de procès) mais je crois au contraire qu'il est intolérable de demander à une conviction profonde de s’accommoder d'un comportement inhumain sous prétexte de liberté et de tolérance!
C'est tout simplement demander à quelqu'un de non-violent de rester sans rien faire face à un tabassage sous prétexte de laisser les autres faire ce qu'ils veulent! C'est aussi comme ne pas intervenir quand une femme se fait battre par son compagnon sous prétexte que "ça ne nous regarde pas"!]

J'ai donc appliqué au quotidien mes convictions. Cela ne se fait pas en un jour. Cela demande un certain temps. Cela demande de s'adapter, de chambouler ses petites habitudes confortables, d'oser, de changer les choses, de trouver d'autres façons de faire... mais au final cette petite révolution transforme, agrandie.

Puis j'ai ressenti la nécessité de transmettre, d'informer, d'éclairer, d'offrir aux autres cette vérité qui est une réalité (une conséquence) méconnue de notre société. Je me suis dis que pour espérer un changement il fallait que nous soyons nombreux à accéder à cette connaissance des faits. Pour que chacun puisse ensuite agir en toute conscience, à son niveau et à son rythme, mais agir. Je considère que l'ignorance nourri bien des vices et des dérives,des souffrances et des injustices. C'est pourquoi ce blog est devenu ce qu'il est et que d'aucun appellent MILITANT. Mais ce n'était pas ma seule démarche. J'ai aussi fait ça par AMOUR. Amour pour les animaux certes, mais aussi pour mes semblables. Ce cheminement, cette prise de conscience m'ont tellement transformée, agrandie, été bénéfique. Ils m'ont tant apporté de bien-être et d'harmonie que j'ai eu l'envie de la partager...

Mais en faisant cela, je me suis aussi confronté à diverses émotions (réactions) qui ont assez vite déséquilibré mon harmonie (sentiment). Des émotions qui venaient de VOUS et d'autres de MOI. J'en ai perdu un peu le fil de moi-même, de mes besoins de paix et de sérénité. J'ai réalisé combien cet aspect de militantisme dans lequel on m'a (et je me suis moi-même) enfermée commençait à me nuire. Je n'ai pas la volonté d'aller hurler, casser, crier, "faire la guerre" je ne veux pas ajouter une violence et une colère (que je comprend  et que je n'ai pas envie de condamner pourtant) à la somme de violence et de colère du monde et des Hommes. Je n'ai jamais voulu cela.

J'ai effectivement réalisé combien le glissement de terrain est facile dans le positionnement que l'on met dans le militantisme. Lorsque l'on défend une cause, on se retrouve face à ceux qui raillent, qui moquent, qui ne croient pas, qui refusent. On porte un message qui dérange et qui demande à l'autre de se remettre en question face à des automatismes, des réflexes ou même ses propres convictions. Et la réponse à cela est bien souvent "basse", stupide, standard, réflexe, réaction agressive défensive ...  Pas facile alors de rester soi-même calme, respectueux etc. Je me suis très souvent sentie au bord de dérailler ;)

Je me situe néanmoins dans un militantisme pacifique qui tend vers la transmission et l'éveil des consciences car je considère que mon prochain a parfois besoin d'un coup de main pour s'extirper de  certains comportements conditionnés. Coup de main- qui sans jugement de valeur aucun et en toute humilité- peut lui être offert par celui qui est dans un cheminement plus avancé.
Ce qui ne m'empêche pas de croire effectivement que la prise de conscience, c'est à dire l'évidence qui s'impose, s'incarne en nous et devient sentiment, état d'être ; ne peut venir que de soi et ne peut être feint. Mais voilà, l'ignorance bloque ce processus. Des connaissances sont parfois difficiles d'accès, voir interdites au plus grand nombre. Je considère que ceux qui y ont accès doivent les faire partager. D'autant plus quand, comme c'est le cas pour le sujet dont je traite ici, elles sont sciemment et dans un but précis, dissimulées aux gens et engagent notre liberté de choix et notre devenir commun!

Voilà ce que j'avais à dire pour conclure ici ma démarche militante :)
Je me sentais le devoir et la responsabilité de dire et de montrer. Maintenant je vais poursuivre d'une autre façon. En ETANT j'espère faire rayonner autour de moi. Et de façon pratique, continuer à poser mes choix, à oser mettre de moi dans mes actes quotidiens. Protéger et aimer des animaux afin de faire rayonner cet amour et cette tendresse pour qu'elle aille toucher la souffrance de ceux que je ne pourrais aider ou sauver de leur horrible condition. Faire la même chose pour les hommes : une prière silencieuse qui je veux le croire passera aussi (comme pour les animaux) les frontières froides des actes sordides perpétrés chaque jours à l'encontre des plus faibles. Accueillir chez moi l'étranger, le différent et le semblable, donner, offrir, partager mais sans m'imposer quoi que ce soit, si ce n'est d'être attentive à ce qui est de l'ordre de l’infiniment petit et imperceptible, ce qui vient du coeur. Ce n'est pas de l'idéalisme mais un idéal vers lequel je veux tendre.

Je finirai en disant à Cédric, que j'ai souvent pensé à lui durant ma semaine de formation et en écrivant ce billet.  :) Qu'effectivement j'ai senti plus que jamais le sens du mot ETRE et du cheminement nécessaire pour que puisse s'incarner l'évidence. Mais que plus que jamais je considère l'importance de partager son vécu, son "savoir", ce que l'on sait ou apprend, même si éclairer l'autre passe énormément par le propre rayonnement qui émane de ce que l'on EST mais aussi de ce que l'on fait, de l'engagement de soi que l'on offre dans le fait d'être au monde en conscience ;)

Concrètement, ce blog reste ouvert. Peut-être  que j'y rajouterai de nouveaux billet selon l'évolution des conditions de traitements des animaux d'élevage et de boucherie, mais dans l'immédiat j'aspire à prendre un peu de recul car la somme d'horreurs que j'ai vue et lue m'as beaucoup meurtrie et a réactivé une forme de colère qui prend sa source dans une révolte face à l'injustice que j'ai trop souvent vécue dans le passé. Je n'ai pas envie d'entretenir cette colère et cette révolte. Enrichie par cette expérience de blog militant, je vais donc me recentrer sur mon potentiel créateur, sur ma créativité car c'est une chose qui me nourrie et m'apaise, laisse vibrer mon élan de vie de la manière la plus libre et la plus harmonieuse qui soit pour moi. En profitant de cette re-dynamisation que m'a offert cette première semaine de formation. Je sais maintenant avec certitude que je suis sur le bon chemin. Je vais donc réinvestir mon blog d'artiste ICI et peut-être ouvrir un autre espace pour renouer avec les mots poétiques (si cela se fait, je donnerai l'adresse en colonne de liens, sur mon blog d'artiste)

Je vous souhaite à tous et à toutes le meilleur pour vous. :)
Merci pour vos mots et présences variés sur ce blog.






Veni Vidi Vegani.


Je décide de plus ou moins quitter ce blog.
Je viens de poster une vingtaine de billets  de ma réserve de recherche et de réflexion.

Je vous les offre, comme j'ai toujours tenté de le faire, avec maladresse parfois... Bref!

Durant cette première semaine de formation, Des choses ont changé en moi. Profondément. L'échange humaniste avec les personnes que j'ai rencontré y a grandement participé.
Bref encore.
Je suis pour le moment trop fatiguée, mais dés que je me sens plus en forme je reviens par ici vous offrir un billet de clôture.
(le blog ne sera pas fermé et je répondrai peut-être aux commentaires éventuels ou aux discussions qui pourraient s'engager sur cette "base de données")

En attendant, bonne lecture et consultation des vingt billets en dessous et de ce dernier-ci :)

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(Aucune image "insoutenable" dans cette vidéo.)








Derrière les portes. Kate Amiguet.

Pourquoi ces films sont-ils fait? Pour le plaisir du trash ou pour dénoncer une réalité qui ignorée de beaucoup et qui est intolérable?


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Au pays du "propre en ordre", qui se targue d'être doté de la législation de protection des animaux la plus sévère au monde, la réalisatrice est allée filmer derrière les portes des exploitations animales vaudoises, fribourgeoises et valaisannes. (SUISSE)

Entre 2009 et 2010, elle a sillonné les trois cantons pour témoigner d'une réalité que beaucoup de gens ignorent sur les conditions de vie des animaux de rente: entassés, enfermés dans l'obscurité totale, nourris de pourriture, entravés, blessés... 

L'image du paysan "qui aime ses bêtes", ainsi que celle des grands distributeurs qui prétendent, de nos jours, jouer le carte éthique, en ressortent écornées. 

La dernière porte que Kate a ouverte est celle de l'abattoir, où les animaux terminent leur vie, souvent égorgés alors qu'ils sont encore conscients. 

"DERRIÈRE LES PORTES" est le premier reportage du genre tourné en Suisse.

Il concerne chacun de nous et ne peut laisser personne indifférent..

Un film réalisé par Kate Amiguet. 
Version intégrale sous : http://www.tvmart.ch/Derriere-les-por...Durée 52 mn.


Bande annonce










N° 1765




4  minutes pour suivre le regard d'une vache avant sa mise à mort.








KFC pourriture Dite Non à la Malbouffe et la Mondialisation agro-alimentaires ..!


Pour ceux qui fréquentent KFC et confrères....


De l'évolution.





Consommation de viande: pourquoi elle est amenée à diminuer et les steaks à disparaître de vos assiettes


Un article surprenant (et réjouissant ;) à lire sur :

http://www.huffingtonpost.fr






Tu ne tueras point.


Soyons subversifs. Révoltons-nous contre l’ignorance, l’indifférence, la cruauté, qui d’ailleurs ne s’exercent si souvent contre l’homme parce qu’elles se sont fait la main sur les bêtes. Rappellons-nous, s’il faut toujours tout ramener à nous-mêmes, qu’il y aurait moins d’enfants martyrs s’il y avait moins d’animaux torturés, moins de wagons plombés amenant à la mort les victimes de quelconques dictatures, si nous n’avions pris l’habitude des fourgons où les bêtes agonisent sans nourriture et sans eau en attendant l’abattoir. (Marguerite Yourcenar)

La cruauté envers les animaux et même déjà l’indifférence envers leur souffrance est à mon avis l’un des péchés les plus lourds de l’humanité. Il est la base de la perversité humaine. Si l’homme crée tant de souffrance, quel droit a-t-il de se plaindre de ses propres souffrances ? (Romain Rolland)

Les animaux ont le droit d'être indifférents. Moi, je suis un animal avec quelque chose en plus, quelque chose qui change tout, qui m'ôte le droit à l'indifférence : je sais. (François Cavanna)

Si l'homme civilisé devait tuer lui-même les animaux qu'il mange, le nombre des végétariens augmenterait de façon astronomique. (Christian Morgensen)

Les animaux de ferme ne sont plus que de la viande sur pattes. Transformés en aliments, ils sont conditionnés afin que disparaisse tout signe de leur nature. Au cours d'une enquête, on a demandé à des enfants des villes d'où venaient les oeufs. Du supermarché, ont-ils répondu. Mais avant, d'où venaient-ils ? Ils ont haussé les épaules. [...] Nous vivons dans l'ère de la spécialisation, et les questions de vie et de mort sont gardées secrètement à distance. S'il fallait faire l'abattage nous-mêmes, les végétariens seraient beaucoup plus nombreux. Ceux qui nous vendent ces aliments s'en doutent, et c'est pourquoi la plus grande partie de la viande est exposée sous forme de paquets enveloppés de cellophane ou de nylon qui ne donnent pas le moindre indice de son origine animale. C’est une nourriture abstraite pour une génération qui préfère ne pas associer la viande qu'elle consomme avec les animaux dont elle provient. (Morris Desmond)

Jadis, le fait de croire que les hommes de couleur étaient vraiment des hommes et devaient être traités humainement passait pour une folie. Aujourd’hui, on considère comme exagéré de prétendre qu’un des devoirs imposés par l’éthique rationnelle est de respecter ce qui vit, même dans ses formes inférieures. Mais un jour, on s’étonnera qu’il ait fallu autant de temps à l’humanité pour admettre que des déprédations insouciantes causées à ce qui vit sont incompatibles avec l’éthique. (Albert Schweitzer)

Je crois que le progrès spirituel exige de nous que nous cessions de tuer les autres êtres vivants pour nos besoins corporels. (Mahatma Gandhi)

Les français ont déjà réalisé que la peau foncée n’est pas une raison pour abandonner sans recours un être humain aux caprices d’un persécuteur. Peut-être finira-t-on un jour par s’apercevoir que le nombre de jambes, la pilosité de la peau ou l’extrémité de l’os sacrum sont des raisons tout aussi insuffisantes d’abandonner une créature sensible au même sort. (...) La question n’est pas : "Peuvent-ils raisonner ?" ni "Peuvent-ils parler ?" mais "Peuvent-ils souffrir ?" (Jeremy Bentham)

Aussi longtemps que les hommes massacreront des animaux, ils se tueront entre eux. En effet, celui qui sème les graines du meurtre et de la souffrance ne peut pas récolter la joie ni l'amour. (Pythagore)

Rien ne justifie de refuser d'étendre le principe fondamental d'égalité de considération des intérêts aux membres des autres espèces - hormis le désir égoïste de préserver les privilèges du groupe exploiteur. (Paul Singer)

J’ai très tôt renoncé à la viande et un jour viendra où les hommes tels que moi proscriront le meurtre des animaux comme ils proscrivent aujourd’hui le meurtre de leurs semblables. (Léonard de Vinci)

Je suis végétarien et anti-alcoolique : ainsi je peux faire un meilleur usage de mon cerveau (Thomas Edison)

La grandeur d’une nation et ses progrès moraux peuvent être jugés de la manière dont elle traite les animaux. (Mahatma Gandhi)

L’anatomie comparée nous enseigne qu’en toute chose, l’homme, ressemble aux animaux frugivores, et en rien aux carnivores... Ce n’est qu’en déguisant la chair morte rendue plus tendre par des préparatifs culinaires, qu’elle est sucesptible d’être mastiquée et digérée par l’homme chez qui, de la sorte, la vue des viandes crues et saignantes n’excite pas l’horreur et le dégout. (Cuvier)

Qu’y a-t-il de plus repoussant que de se nourrir continuellement de chair de cadavre ? (Voltaire)

Toute la philosophie antique était orientée sur la simplicité de la vie et enseignait une certaine sobriété. De ce point de vue, le peu de végétariens par philosophie ont fait plus pour l’humanité que tous les philosophes modernes et tant qu’ils n’auront pas le courage de chercher un mode de vie totalement différent et de l’indiquer comme exemple, ils ne porteront aucun fruit. (Friedrich Nietzsche)

La cause des animaux passe avant le souci de me ridiculiser. (Émile Zola)

Tant que l'homme continuera à être le destructeur impitoyable des êtres animés des plans inférieurs, il ne connaîtra ni la santé, ni la paix. (Pythagore)

S’abstenir de viande est d’un grand secours pour l’élévation de l’âme. (Mahatma Gandhi)

La classification des formes, des fonctions organiques et des régimes a montré d’une façon évidente que la nourriture normale de l’humain est végétale comme celle des anthropoïdes et des singes, que nos canines sont moins développées que les leurs, et que nous ne sommes pas destinés à entrer en compétition avec les bêtes sauvages ou les animaux carnivores. (Darwin)

Rien ne peut être aussi bénéfique à la santé humaine et augmenter les chances de survie de la vie sur terre que d'opter pour une diète végétarienne. (Albert Einstein)

Pourquoi la souffrance d’une bête me bouleverse-t-elle ainsi ? Pourquoi ne puis-je supporter l’idée qu’une bête souffre, au point de me relever la nuit, l’hiver, pour m’assurer que mon chat a bien sa tasse d’eau ? [...] Pour moi, je crois bien que ma charité pour les bêtes est faite de ce qu’elles ne peuvent parler, expliquer leurs besoins, indiquer leurs maux. Une créature qui souffre et qui n’a aucune moyen de nous faire entendre comment et pourquoi elle souffre, n’est ce pas affreux, n’est ce pas angoissant ? (Émile Zola)

Auschwitz commence partout où quelqu’un regarde un abattoir et pense : ce sont seulement des animaux. (Theodor Adorno)

Aussi longtemps que les hommes tueront les animaux, ils feront la guerre. Aussi longtemps que les hommes mangeront des animaux, ils tortureront à mort leurs victimes innocentes : par centaines de milliers dans les laboratoires et les installations d’élevage collectif, par millions dans les abattoirs des villes, par myriades dans les mers du monde. Leur fleuve de sang ne doit pas servir plus longtemps de nourriture, leur corps de matière première, leur vie de provision pour nous les hommes. (Eugen Drewermann)

Depuis une quinzaine d’années, l’ethnologue prend davantage conscience que les problèmes posés par les préjugés raciaux reflètent à l’échelle humaine un problème beaucoup plus vaste et dont la solution est encore plus urgente : celui des rapports entre l’homme et les autres espèces vivantes ; et il ne servirait à rien de prétendre le résoudre sur le premier plan si on ne s’attaquait pas aussi à lui sur l’autre, tant il est vrai que le respect que nous souhaitons obtenir de l’homme envers ses pareils n’est qu’un cas particulier du respect qu’il devrait ressentir pour toutes les formes de la vie. (Claude Lévi-Strauss)

Dans leur comportement avec les animaux, tous les hommes se comportent comme des nazis. (Isaac Bashevis Singer)

Ma mère était convaincue, et j’ai gardé à cet égard ses convictions, que tuer les animaux pour se nourrir de leur chair et de leur sang est l’une des plus déplorables et des plus honteuses infirmités de la condition humaine ; que c’est une de ces malédictions jetées sur l’homme par l’endurcissement de sa propre perversité. Elle croyait, et je crois comme elle, que ces habitudes d’endurcissement du coeur à l’égard des animaux les plus doux, ces immolations, ces appétits de sang, cette vue des chairs palpitantes, sont faits pour férociser les instincts du coeur. (Lamartine)

Nous devons combattre l'esprit de cruauté naïve avec laquelle nous disposons de l'animal. Les religions et la philosophie se sont préoccupées du problème de notre comportement envers nos semblables mais non à l'égard de l'animal, qui est pourtant susceptible des mêmes souffrances que nous. Un comportement véritablement humain ne nous permet pas de lui imposer des épreuves. (Albert Schweitzer)

D’un point de vue bouddhique, tous les êtres sensibles - les êtres doués de sentiments, d’expériences et de sensations - sont considérés comme égaux. Nous autres, êtres humains, sommes en mesure de nous passer de viande. En tant qu’être humain, je pense que notre nature profonde nous porte au végétarisme, ainsi qu’à faire tout notre possible pour éviter de nuire aux autres espèces. (Le Dalaï-lama)

Quiconque tranche avec un couteau la gorge d’un bœuf et reste sourd aux meuglements d’effroi, quiconque est capable d’abattre de sang-froid le chevreau hurlant et mange l’oiseau qu’il a lui-même nourri, est-il encore très éloigné du crime ? (Pythagore)

On n'a pas deux cœurs, un pour les animaux et un pour les humains. On a un cœur ou on n'en a pas. (Lamartine)

Quiconque a entendu les cris d’un animal qu’on tue ne peut plus jamais manger de sa chair. (Confucius)

Ayez le courage de vos opinions, visitez les abattoirs et continuez de manger de la viande si vous n’avez pas le cœur soulevé par ce que vous avez vu ! (Brigitte Bardot)



Comment pouvez-vous avoir un animal comme compagnon et un autre pour le lunch ? (Martina Navratilova)

Mettez un enfant dans un berceau avec une pomme et un lapin. S'il mange le lapin et joue avec la pomme, je vous achète une voiture neuve ! (Harvey Diamond)



De quel droit mettez-vous des oiseaux dans des cages ?
De quel droit ôtez-vous ces chanteurs aux bocages ?
Aux sources, à l'aurore, à la nuée, aux vents ?
De quel droit ôtez-vous la vie aux vivants ? (Victor Hugo)







" L'étourdissement préalable" en voie de disparition?







Face à "une généralisation et banalisation de l'abattage rituel" et "au mutisme des pouvoirs publics, Cruauté de l’abattage sans étourdissement préalable Une souffrance animale inacceptable. (clic)



Si l'étourdissement ne semble pas toujours appliqué correctement dans les abattoirs français, son absence est toutefois autorisée dans le cadre de dérogations liées à l'abattage rituel. En effet, l'abattage rituel nécessite que les animaux soient saignés alors qu'ils sont encore pleinement conscients. Par définition, une dérogation constitue une exception, or en France, "entre 1/3 et 2/3 de la viande consommée, est issue de la filière certifiée d’abattage rituel, tandis que le nombre des consommateurs potentiels représente tout au plus 1/10e de la population française" (environ 7 millions de personnes). Il ne s'agit donc plus d'une exception.

La convivialité.







L'analyse critique de la société industrielle doit beaucoup à Ivan Illich. Il est l'un des premiers à avoir dénoncé le productivisme, le culte de la croissance, l'apologie de la consommation et toutes les formes d'aliénation nées du mode de production capitaliste. La Convivialité montre comment l'organisation de la société tend à produire des consommateurs passifs, qui ont délégué aux institutions le pouvoir de décider et renoncé à assumer la responsabilité des orientations de leur société. Cette analyse critique se transforme en un manifeste. Il s'agit de réveiller politiquement les citoyens endormis, afin qu'ils se réapproprient leur destin.Toutefois, cette reconquête suppose que les individus se détournent des seules possessions matérielles au profit de la redécouverte d'autrui et de la pratique du dialogue social. Seul l'apprentissage de la convivialité permettra, par la rencontre et l'échange, de renouer les fils de la communauté et de lui redonner la maîtrise de son avenir et de ses choix. --Paul Klein

Quatrième de couverture

Ivan Illich amplifie et radicalise sa critique de la société industrielle. Il ne vise plus une institution particulière (école, santé, transports), mais l'organisation globale. Il dénonce la servitude née du mode industriel de production, le gigantisme des outils, le culte de la croissance indéfinie et de la réussite matérielle.L'homme va-t-il réclamer son droit, reprendre la parole et le pouvoir de décider, rouvrir un espace social de rencontres et d'échanges, se souvenir qu'il a un passé, des voisins, des égaux ?
Ce n'est que par la redécouverte de la convivialité que les sociétés s'humaniseront.



Du mot à l'acte, quand?








{Je plains les éleveurs - qu’on appelle aujourd’hui nourrisseurs - et leurs bêtes parquées dans des étables dont elles ne sortent que pour l’abattoir.
Oh ! elles ne souffrent pas ! Leur râtelier est toujours abondamment garni d’une masse imposante d’herbe et de foin. Parce qu’il y faut la quantité, n’est-ce pas, pour bien remplir la panse !
Si quelques bêtes, non encore suffisamment domestiquées, rechignent à avaler leur portion, on l’enrobera de sel ou de tourteaux. Il faudra bien qu’elles mangent ce qu’on leur donne ! Ce n’est pas à elles à choisir, que diable ! Si la digestion est difficile, la science indiquera un produit merveilleux qui, dilué dans l’eau, évitera tous accrocs. Et, ma foi, les bêtes donnent beaucoup de lait, seulement, au bout de trois ans, elles dépérissent et meurent épuisées.
Je n’ai aucun de ces soucis. Je conduis mes bêtes dans les pâturages les plus riches. Elles ont faim, ce qui est naturel, elles choisissent, ce qui est naturel aussi. Elles prennent poil brillant et bonne graisse, ce qui est normal également. Il me suffit de leur garantir pâturage et sécurité.
Je plains les éducateurs qui ne sont que des nourrisseurs et qui ont la prétention de traiter méthodiquement et scientifiquement leurs enfants parqués dans des salles où ils ne séjournent, heureusement, que quelques heures par jour.
Leur grand souci est de leur faire avaler la masse de connaissances qui remplira des têtes engorgées jusqu’à l’indigestion et à la nausée. Leur art est d’enrobage et de conditionnement, et aussi de médication susceptible de rendre assimilables les notions ingérées.
Gardez à vos enfants leur appétit naturel. Laissez-les choisir leur nourriture dans le milieu riche et aidant que vous leur préparerez. Vous serez des éducateurs. }

C. FREINET

N'acceptons plus ça!

La viande de lapins made in France, une enquête de L214 diffusé sur France 2  (au journal televisé)


L'enquête réalisée dans la plus grande zone productrice de France montre les conditions d'élevage exécrables des lapins élevés pour leur viande et l'état de santé très dégradé de nombreux animaux. Les poubelles y sont remplies de cadavres et de flacons d'antibiotiques. Les images ont été filmées entre novembre 2012 et janvier 2013 en Bretagne et Poitou-Charente. (plus sur L214)

Aucun animal n'est abattu sur cette vidéo.





Mondialisation, Quand Le Fmi Fabrique La Misère.







L'adieu au steak? Une nouvelle évolution d'Homo sapiens sapiens.




Voici un documentaire retraçant l’enquête menée pendant une année par Jutta Pinzler : « L’Adieu au steak« .

L’enjeu sera d’apporter des réponses à la question suivante : doit-on arrêter de manger de la viande ?
L’élevage industriel et la consommation excessive de viande ont pour conséquences la souffrance des animaux, bien souvent perçus comme des produits plus que des êtres vivants, les risques sur la santé des consommateurs, ainsi que l‘impact désastreux sur les économies locales, et l’environnement.
40 millions de tonnes de viandes produites chaque année. 5 fois plus qu’il y a 50 ans. Et nous ne parlons ici que de la consommation européenne…
Voir les chiffres en temps réel de l’élevage et de la consommation de viande sur Planetoscope.

Un documentaire ancré dans les problématiques d’aujourd’hui et de demain : environnement, santé et modernité



lien pour les autres parties du doc : https://www.youtube.com/results?search_query=Jutta+Pinzler++L%27Adieu+au+steak+en+entier&oq=Jutta+Pinzler++L%27Adieu+au+steak+en+entier&gs_l=youtube.3...5609456.5620690.0.5621107.14.14.0.0.0.0.1167.3132.6j5j0j1j0j1j0j1.14.0...0.0...1ac.1.qlmqtzmITz8




Lectures nourrissantes.






“Au-delà des catégories, des nationalismes, des idéologies, des clivages politiques et de tout ce qui fragmente notre réalité commune, c’est à l’insurrection et à la fédération des consciences que je fais aujourd’hui appel, pour mutualiser ce que l’humanité a de meilleur et éviter le pire. Cette coalition me paraît plus que jamais indispensable compte tenu de l’ampleur des menaces qui pèsent sur notre destinée commune, pour l’essentiel dues à nos grandes transgressions. Par « conscience », j’entends ce lieu intime où chaque être humain peut en toute liberté prendre la mesure de sa responsabilité à l’égard de la vie et définir les engagements actifs que lui inspire une véritable éthique de vie pour lui-même, pour ses semblables, pour la nature et pour les générations à venir.”

Biographie de l'auteur

Agriculteur, écrivain et penseur français d'origine algérienne, Pierre Rabhi est un des pionniers de l'agriculture biologique et l'inventeur du concept des "Oasis en tous lieux". Depuis 1981, il transmet son savoir-faire dans les pays arides d'Afrique, en France et en Europe, cherchant à redonner leur autonomie alimentaire aux populations. Expert reconnu en matière de sécurité alimentaire, il a participé à l'élaboration de la convention des Nations unies pour la lutte contre la désertification. Il est l'auteur de nombreux ouvrages dont, chez Actes Sud, "Manifeste pour la terre et l'humanisme" (prix Alef 2009) et "Vers la sobriété heureuse" (2010).





A quel prix?


Signe de l’amélioration du niveau de vie des classes moyennes, l’augmentation de la consommation de viande en Chine n’en demeure pas moins nocive pour l'environnement
Plus d’un quart de la viande produite à l’échelle mondiale est désormais consommé par l’Empire du Milieu. La tendance n’étant pas prête de s’inverser, la planète pourrait être en grand danger vu la croissance démographique et l’empreinte carbone de l’élevage.

En 1978, la consommation de la Chine équivalait à peine au tiers de celle des États-Unis. Quatorze ans plus tard, l’Empire du Milieu a dépassé l’Oncle Sam pour arriver en tête du classement de la consommation mondiale de viande. Il n’a depuis plus jamais perdu son leadership et sa consommation, « boostée » par l’augmentation du niveau de vie des classes moyennes, atteint aujourd’hui… le double de celle des États-Unis, soit grosso modo 71 millions de tonnes par an et plus du quart de la production mondiale. Il en découle une déforestation massive, d’importants rejets de méthane (CH4) et donc un réchauffement climatique aggravé.


Près de la moitié des porcs du monde – c’est-à-dire 476 millions d’individus – sont actuellement élevés en Chine. Un chiffre impressionnant qui s’explique cependant en partie par des motivations culturelles. Le porc est en effet un animal de compagnie bien coté – même Georges Clooney en a un, c’est pour dire ! – et sa présence dans une maison est synonyme de prospérité. Mao Zedong, lui, disait les plats à base de porc étaient ses préférés, ce qui vu la fascination suscitée par le Grand Timonier auprès de dizaines de millions de ses compatriotes n’a pas été sans conséquences…

Les autres viandes, qu’elles soient bovines ou volailles, sont elles aussi devenues de plus en plus prisées, bien qu’un tiers de la population chinoise souffre encore de la faim.




Une surproduction de viande entraîne des émissions massives de gaz à effet de serre

La production massive de viande pour satisfaire les besoins grandissants de la Chine nuit  cependant gravement à la planète, étant avéré qu’elle est la plus nocive qui soit pour l’environnement.
La multiplication des fermes entraîne dans un premier temps, on l’a vu, une déforestation soutenue, comme cela a été le cas aux Philippines ces dernières années, et accroît donc substantiellement les risques de catastrophes naturelles de grande ampleur comme les coulées de boues, l’eau n’étant plus retenue dans la terre par les arbres.

Le fourrage qui sert à nourrir les bêtes nécessite quant à lui un traitement intensif aux pesticides, d’où entre autres des nappes phréatiques toujours plus polluées. Par ailleurs, même si des méthodes bio apparaissent un peu partout, elles sont encore très marginales. Au bout du compte, la quantité de gaz à effet de serre émise dans l’atmosphère galope et le changement climatique appelle le changement climatique…

Sans doute faudrait-il prendre des mesures visant à réduire la consommation de viande par habitant. Sauf que les trois quarts des Occidentaux auraient sans doute bien du mal à l’accepter. Qui sait s’ils auront encore le choix dans les décennies à venir…


{Sources : Article de par Guillaume Pagès, Jeudi 26 avril 2012 sur http://www.zegreenweb.com]

Karma Yoga





Vous vous souvenez peut-être, je vous ai parlé quelques fois de mes recherches concernant la pratique du YOGA, ainsi que mon intérêt pour la philosophie hindouiste...? Et bien après quelques tâtonnements  je crois que j'ai trouvé la pratique qui me correspond, j'ai trouvé "mon yoga"!
Il s'agit du Karma Yoga.
Néanmoins avant d'y accéder il semble être raisonnable et humble d'explorer "d'autres yoga" car le Karma yoga paraît être un peu "au sommet" puisqu'il permettrait de se détacher de l'ego (du désir des attentes etc) tout en restant dans l'action (le travail) mais désintéressée. La pratique semble donc longue avant de transformer l'idéal en réalité quotidienne, c'est à dire une action (un travail) ancré dans l'instant présent et dégagé de toute volonté parasite de reconnaissance et de gratification.
  "Si vous désirez travailler comme il le faut, vous devez ne pas perdre de vue deux grands principes: -en premier lieu, un profond respect pour le travail entrepris ; - en deuxième lieu, une indifférence complète à ses fruits. Ainsi vous pourrez travailler avec l’attitude qu’il faut. C’est ce qu’on appelle le secret du Karma Yoga." (Swami Brahmananda)

Le Karma Yoga a cela de complexe à première vue, c'est qu'il associe le Yoga du travail et de l'action, à celui du renoncement.


Globalement, et c'est ce qui m'a séduite,  "Le Karma Yoga est la pratique du service désintéressé. En offrant sans attente de retour un service, de son temps, de ses compétences, le karma yogi espère atténuer les conséquences de ses actions mauvaises passées sur son présent et son avenir, tout en contribuant à l’amélioration du monde."
et aussi "Le Karma Yoga se réfère au yoga du travail ou de l’action comportant deux aspects. Le premier concerne les prières et les rituels permettant de se purifier et d’améliorer le monde. Le second concerne le service envers les êtres vivants. Tous les enseignements spirituels mentionnent la nécessité d’aider le monde et d’améliorer l’humanité."


Krishna et Arjuna




La voie (mârga) qu’enseigne le Karma-Yoga, nous est connue pour une bonne part à travers la
Bhagavad-Gîtâ, ce très beau « chant spirituel de l’humanité ». Épisode en dix-huit chapitres, faisant partie du Mahâbhârata, la Gîtâ  se situe juste avant la grande bataille fratricide où vont s’affronter les cousins Pandava et Kaurava. Situation dramatique qui souligne la gravité de la question posée et l’importance des réponses que Krishna, cocher et divin instructeur, apporte au désarroi d’Arjuna, le pur, que révolte sa condition de guerrier. La question est capitale : retraite et méditation sont-ils les seuls et uniques moyens de parvenir à la libération ? Ou bien l’action peut-elle, elle aussi, y mener et si oui, par quels moyens ?
La Gîtâ part d’un constat : « Chacun est condamné à l’action par les modes nés de prakriti ». Le seul fait d’être incarné nous force à agir. Même au plus profond du sommeil,
notre corps agit pour entretenir la vie. Conséquence : « Il ne suffit pas de s’abstenir d’action
pour se libérer de l’acte. L’inaction seule ne mène pas à la perfection ». Mais seconde conséquence, celle-là positive : « L’action est supérieure à l’inaction », puisque, en agissant,
nous pouvons éviter d’ajouter par notre passivité à « l’universelle confusion ».
Quelle règle suivre pour faire de ses actes une offrande ? « Tu as droit à l’action, mais jamais à ses fruits ; n’accomplis pas l’action pour le fruit qu’elle procure », répond la Gitâ.
Le mot fruit est pris ici dans son vieux sens classique « ce qui a fructifié, porté ses fruits ». Le karma-yogi va donc pleinement s’établir dans le « faire », sans se laisser obnubiler par l’éventuel « avoir » qui peut en découler. (PLUS ICI)

et ici



"Quand ton intelligence aura franchi le tourbillon de l'erreur, alors tu deviendras indifférent aux Écritures que tu connais et à celles qu'il te reste à connaître." (Bhagavad-Gîtâ II 52)